Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
12 avril 2012 4 12 /04 /avril /2012 09:00

Si vous voulez des articles, va falloir un peu m'aider.

 

Parce que là je sèche.

 

 

 

Bises.

Repost 0
6 avril 2012 5 06 /04 /avril /2012 09:00

http://www.ac-grenoble.fr/ecole/renaudsechan/IMG/jpg_naissance_et_bapteme.jpgOn  la conduit jusqu'à une alcôve, à l'étage.

Le Nours est là, amaigri par la maladie, les yeux fous, les dents...

"Ben... où donc t'as planqué tes dents, toi ?"

"Baaaa..."

"Quoi baaaa, c'est pas une excuse, baaaa, ça me dit pas où t'as planqué ton clapoir. Allez, raconte, qu'essta encore fichu pour arriver ici."

"Meugneumeugneumeugneu."

"Ah bah forcément toi aussi ! Et quoi d'autre ?"

"Rhaaaaagnagnagnagnaaaaaa ?"

"Quel mot... belssé ? Coupé ? ... Castré ? Des gens t'ont castré ?"

"Bloup-bloup."

"Aaaaaah d'accord, dans ton coma. C'était un mauvais rêve quoi."

"Meugneumeugneumeugneu."

"C'est sûr, c'est pas la joie."

Petrol reste une longue heure à rassurer et écouter (avec quelques difficultés vu l'absence de dents) son gros Nours amoindri puis, alors qu'il sombre dans le sommeil, elle séclipse en promettant de revenir dans l'après-midi.

 

En attendant, elle est attendue pour déjeuner.

Son amie Cadavres a toujours de bonnes idées de repas même si elle a tendance à être végétarienne (quelle idée saugrenue !) et elle se réjouit de passer un peu de temps avec elle et sa compagne.

Comme promis, la nourriture est à hauteur de ses espérances, tout comme la compagnie et après un repas complet, trois tasses de thé, un trio de desserts à se damner et quelques fous rires bienvenus, Petrol est prête à retourner au dispensaire.

 

A son arrivée à l'alcôve, elle trouve le lit vide. Une soeur lui indique que le Nours est allée dans une autre officine pour des examens plus poussés et elle lui indique le chemin.

Petrol retrouve son gros Nours... endormi au milieu de la salle d'attente, dans l'indiférence générale.

Personne ne la regarde, personne ne lui parle et lorsqu'elle s'approche de la soeur responsable de l'accueil, celle-ci la glace de son regard inhumain avant de retourner à sa conversation avec une autre soeur.

Perturbée, épuisée par sa journée difficile, Petrol s'installe aussi confortablement que possible près de son gros Nours et lui prend la main.

 

Et elle attend.http://forezhistoire.free.fr/images/sallehopital.jpg

 

Elle attend.

 

Elle attend.

 

Les frères et soeurs passent sans la voir. Des fois ils parlent du Nours comme d'un vulgaire paquet oublié dans un coin.

 

Petrol envoie régulièrement Apple pour informer l'autre Ours, celui qui se tient debout.

 

Enfin, une soeur s'approche. Elle prend pitié de cette pauvre provinciale aux ailes froissées et décide de contourner un peu le tabou imposé. Elle consulte le dossier et revient en parler à notre petite fée reconaissante.

"Pas de trace d'épilepsie, mais une souffrance au côté droit du cerveau"

Qu'est ce que ça veut dire ? Qu'est ce que ça implique ?

La soeur n'a pas le temps de répondre et de toute façon, elle ne le peut pas, elle n'est qu'une soeur-scribe, elle n'a pas les compétences...

Petrol la remercie chaleureusement pendant que deux frères se chargent de porter le Nours pour le ramener à son alcôve.

Petrol court pour lui faire la surprise d'y arriver avant lui.

Il est épuisé, il a du mal à émerger de sa sieste.

Petrol reste un moment à son chevet. Elle lui parle, le rassure puis doucement, lui annonce qu'elle doit partir. Il parait triste mais il comprend. Elle promet de revenir la semaine suivante, elle s'excuse de ne pas pouvoir revenir plus souvent.

Elle l'embrasse et referme des rideaux de l'alcôve.

Elle est chamboulée.

Elle s'arrête devant l'office de la soeur responsable de l'étage et lui pose des questions sur le médecin. On lui répond qu'il n'est pas là, qu'il n'a pas d'horaire fixe, qu'on l'appelera. 

Quand Petrol explique qu'elle vit à plusieurs heures de voyage de Tolosa, on la regarde comme si elle était irresponsable. Elle hôche les épaules et tente de trouver un moyen de contourner le terrible accident de la vie qui fait qu'elle vit si loin.

On lui promet que le médecin la contactera par pigeon ou par bulle de voyance. Petrol en doute mais elle n'a pas d'autre  choix que de faire semblant d'y croire.

 

Finalement, elle quitte de pavillon.

L'autre Ours l'attend dehors, dirigé par Apple. Il propose une infusion d'épices avant de la reconduire au relai de diligence par cabriolet personnel.

L'Ours est gentil, il est drôle et avant de quitter le dispensaire, Petrol sent les crocs qui étaient pantés dans son coeur se dessérer.

 

Tout va bien aller.

Elle a fait ce qu'il fallait.

Tout s'est bien passé et elle continuera à bien faire.

 

Alors qu'elle prend place dans la diligence, elle sait qu'elle a grandi.

 

 

Fin.

 

http://elfie.e.l.pic.centerblog.net/90mt3ssi.jpg

 

Merci d'avoir suivi notre feuilleton.

 

 

 

Bises littéraires.

 

Repost 0
4 avril 2012 3 04 /04 /avril /2012 09:00

Comme tout le monde le sait, la Saint Valentin est une aubaine pour les fleuristes, les chocolatiers, les restaurants et... les magasins de déguisement de putasse.

Oui parce que les femmes, en ce jour de célébration du couple, du romantisme et de l'amour, aiment à revivre dans leur salon le dernier Tory Lane.

 

Donc, comme je cherchais des "idées cadeaux écolo", je suis tombée sur ce sujet de discussion (je cherche encore la relation entre les deux sujets. Peut-être écolo et écolière ? Ou idées et euh... bidet ?) 

 

ShOu désire offrir à son mâle la surprise de son corps de déesse dans une tenue d'écolière sexy mais elle est devant un terrible dilemne : 

 

tenue1.jpg

La tenue de putasse en carreaux vichy avec bretelles ou la tenue de putasse en carreaux vichy avec blaser ?

 

MondjeuMondjeuMondjeu, ShOu est dans la mouise, la Saint Valentin approche à grand pas et elle ne doute pas un instant que si JAMAIS elle se trompe dans son choix, s'en est fini de leur couple, leur compte joint, leur vie sexuelle et PIRE! Le week end à Hawaï prévu depuis des siècles ! (ou tout du moins hier soir. Jean-Floubert était un chouïa rond et il n'arrivait pas à prononcer le nom de leur destination, alors pour imager la mer, il a désigné une photo d'Honolulu en couverture d'un magazine qui trainait sur la table. ShOu était tellement casse-burnes après ça qu'il n'a pas pu en placer une pour expliquer qu'il voulait en fait parler du Tréport, où sa Tante Raymonde a un appartement)

Mais revenons à nos tenues de prostipute moldave.

 

 

ShOu est donc terrifiée à l'idée de faire une erreur et elle fait donc la chose la plus sensée : 

 

Elle publie un appel à l'aide dans un forum.

 

Et voilà ce qu'on lui répond (entre autres "c'est vulgaire", "tro bonass' cé toi sur la foto ?" et "offre lui la nana plutôt qu'une jupe")

 

Dreamin' : La 2ème. Un cadeau déjà ouvert c'est plus un cadeau.

 

Et là, ShOu est plongée dans la plus profonde perplexitude : 

 

ShOu : Je n'ai pas dit que je voulais faire un cadeau mais une surprise. Donc je vois pas le problème de porter directement la tenue... Et c'est pas pour dire mais offrir une tenue sexy pour femme à un homme ca serait un peu bizarre non..? Donc le fait de dire qu'un cadeau ouvert n'est plus un cadeau, c'est un peu HS.

 

C'est vrai quoi ! C'est un sujet sérieux, Dreamin' ! Pourquoi tu cherches à induire d'erreur cette pauvre ShOu qui ne fait que poser là son problème si complexe ? C'est cruel, Dreamin', vraiment très cruel...

 

 

http://www.comlive.net/Besoin-D-avis-Sur-Une-Tenue-Sexy,226707.htm

 

 

Allez, je vous souhaite un très bon mercredi. 

 

Demain nous continuerons les aventures de Petrol qui ne porte pas de tenue de Belle Aux Bois De Boulogne. Par contre, elle a des ailes, alors bon.

 

 

Horny kisses.

Repost 0
2 avril 2012 1 02 /04 /avril /2012 09:00

http://t0.gstatic.com/images?q=tbn:ANd9GcSmUOcQC3rhWTaIc8dzJbXQizjitMMXDXeD0nE2_wm059_cZh82egNuit noire, les torchères seules éclairent les alentours, un logis prévu pour plusieurs dizaines de familles. Des gens du peuple travaillant dur, des apprentis, des anciens forcés de quitter les maisons familiales par manque de moyens... Et une fée.

 

Un gros "bonk" suivi d'un "Foutrailles !" retentissant fait éclater le silence nocturne en mille morceaux.

 

"Cre vin dio de cre vin dio de pouacritos purulents !"

Cette fois ce ne sont que des murmures rageurs.

Approchons-nous.

Le logis dort encore, c'est une chance car Petrol ne cesse chaque jour de prôner l'importance du calme au cours de la nuit. Il serait mal vu dans les parages si elle ne suivait pas son propre conseil !

Cela dit, il est difficile d'évoluer dans le noir lorsqu'on est abruti de fatigue et Petrol aura encore le temps de se prendre deux murs et trois portes avant de trouver son équilibre.

 

Pomponnée, vêtue, les ailes lissées, Petrol glisse aussi discrètement que possible hors du logis. C'est un voyage qu'elle doit entreprendre seule. Elle sait que bien des obstacles l'attendent, qu'elle s'apprête à vivre des aventures passionnantes, à faire des rencontres intéressantes et surtout qu'elle va devoir faire preuve de qualités dont elle se croyait jusqu'ici dépourvue.

 

C'est un long voyage qui l'attend et...

 

La lueur des phares du cabriolet public interrompent ses pensées rocambolesques. Il se rapproche trop vite. Petrol se met à sautiller sur place en faisant de grands gestes des bras et c'est dans un crissement d'essieu que le cabriolet s'arrête devant elle.

"Mille milliard de mille têtards" jure-t-elle à mi-voix, puis s'adressant au cocher : "J'ai bien cru que vous alliez me louper!"

"Ah ben ça !" lui répond doctement le brave homme.

Petrol attend quelques secondes une explication mais la conversation semble terminée. Elle grimpe dans le cabriolet vide à cette heure indue et le cocher lance ses chevaux. Le voyage en dabriolet est court, à peine deux lieues mais il est crucial car sans lui elle aurait du se lever une heure plus tôt pour rejoindre à pied le relai de diligence.

Comme dans son logis, le sommeil plane encore sur la ville mais on sent les prémices d'un réveil. Les oiseaux chantent déjà dans les feuillages noirs et l'air a une odeur de matin de printemps.

Les éteigneurs de torchères ne tarderont pas à passer et bientôt les rues seront pleines de monde. Petrol n'aime pas trop le monde et elle souffre un peu de devoir passer la journée dans une ville bien plus grande et qu'elle connait peu.

Devant le relai, elle vérifie le contenu de sa besace : 

 

Les tickets de diligence, quelque monnaie, un livre pour la route et Apple, son pigeon voyageur.

 

Le chef de relai annonce l'arrivée de la diligence et quelques personnes se rassemblent autour de l'arrêt. Du coin de l'oeil, Petrol étudie ses compagnons de voyage. Des ouvriers pour les carrières d'Aginuum, des étudiants pour les écoles proches...

En grimpant dans la diligence, Petrol sent monter l'inquiétude.

 

E-t-elle bien fait d'entreprendre ce voyage seule ? En est-elle capable ?

 

 

Vous le saurez en lisant le prochain épisode de notre Grrrrand Feuilleton : La Journée des Deux Ours.

 

 

 

Bises féériques.

 

Repost 0
29 mars 2012 4 29 /03 /mars /2012 09:00

Pas d'article aujourd'hui.

 

A demain.

 

 

Bises flemmardes.

Repost 0
27 mars 2012 2 27 /03 /mars /2012 09:00

Aujourd'hui, comme c'est le printemps, qu'il fait vingt-six degrés et que justement, il avait son fils et un appareil de tonte pour moutons sous la main, mon beau-père a décidé de faire une coupe rafraîchissante à son chien de chasse.

 

Fifi, de son vrai nom Finette, est un Cortal de race, élevé pour la chasse. Du moins en théorie. En fait c'est une grosse bébète pantouflarde et baveuse qui sait marquer un arrêt mais oublie très vite pourquoi et décide de sauver les apparences en baguenaudant à droite et à gauche dans les fourrés.

En même temps, dresser un chien de chasse, c'est pas une sinécure et mon beau-père est aussi autoritaire que moi avec les animaux.

Si sa copine n'était pas aussi ferme, elle dormirait sur le canapé et Finette serait dans le lit conjugal.

En tout bien tout honneur, mon beau père aime trop les bêtes pour s'encombrer de complications zoophiles.

 

Cela dit, aujourd'hui c'était donc jour de tonte pour la Fifi qui se trimbale depuis plusieurs mois avec des dreadlocks à faire pâlir un  fan de Bob Marley.

Voici quelques images pour illustrer l'atelier coiffure.

 

072.JPG Monter, allééééééé, monteeeeeeeeeer !

 

 

 073.JPG Tirage de langue canin.

 

 

076.JPG

Gouzi-gouzi, ron-ron-ron.

 

Explication des photos : CholiPapillon (le gars trop sexy à moitié nu) se galérait à tondre la bête avec un appareil préhistorique auquel il manquait des dents pendant que son père faisait semblant de tenir la chienne. On voit qu'il y met beaucoup de coeur...

 

N'empêche qu'à la fin de la séance, Fifi s'est jeté sur ses poils coupés tombés par terre, en chahutant, exactement comme dans le sketche du Foresti : "ça devait juste être une égalisation des pointes et il m'a coupé TOUT çA !!!! Je ne reviendrais plus JAMAIS chez ce coiffeur !"

 

Et pour finir, deux bonus : 

 

080.JPG

C'est le printemps chez le beau-père.

 

Et deuxième bonus : 

 

064.JPG 065.JPG

La PINCE A LICHEN. Sérieux, c'est pas grave la classe, là ?

 

 

 

 

 

Bises printanières.

 

 

Repost 0
23 mars 2012 5 23 /03 /mars /2012 09:00


http://thecrowdedleaf.files.wordpress.com/2009/12/pinup-mailbox.jpg

Depuis cet été, on a une factrice super efficace qui nous apporte notre courrier. Dingue !! Elle passe plus tôt que l'autre facteur pourri, elle s'assure qu'on est pas là avant de laisser un avis de passage et jusque là on a eu aucun soucis de perte de courrier.

Nous, on est content, c'est la classe et tout et tout. Et voilà qu'elle nous apprend que ses collègues et ses supérieur lui on demandé de prendre plus de temps pour sa tournée.

Pas parce qu'elle bacle son boulot ou parce qu'elle fait des anneries.

 

Nooooooon.

 

Juste parce qu'elle fait sa tournée trop vite et termine donc une à deux heures avant les autres facteurs.

Du coup, ça saoûle tout le monde.

Du coup, on lui demande d'arrêter de faire de son mieux.

 

 

 

 

C'est vrai, une factrice française qui fait bien son boulot, c'est dangereux, ils ont une réputation à tenir...http://www.benfakto.com/blog/wp-content/uploads/2012/02/d%C3%A9part-des-facteurs001-2.jpg

 

#j'aime mon pays.

 

 

 

Bises postales.

Repost 0
21 mars 2012 3 21 /03 /mars /2012 09:00

045.JPGCe week end, donc, je suis allée à un mariage à Paris.

Déjà c'est pas super rassurant parce qu'avec mes dons incroyables pour faire foirer une sortie à la Poste, un week-end éclair à la capitale à plus de sept cents bornes de chez moi chez des gens que j'ai vu une fois, c'est carrément suicidaire.

 

Donc deux mois à l'avance, je lance des messages FaceBook aux gens que je connais sur Paris (toute ma famille et deux trois copines).

Deux personnes me répondent : Ma soeur qui n'a pas internet, et une copine qui vit en Alsace.

...

Okay.

Je réserve des trains sur internet avec des horaires intéressants (samedi cinq heures du mat' à Burdigala, ce qui nous fait partir à trois heures et demi de chez nous, et retour le dimanche à huit heures et demi, donc départ de chez la copine à sept heures et demi dernier carat) pour passer une demi-nuit de folie dans la capitale.

Avec ses horaires, conjuguées à ceux du mariage, ça me permet de voir ma soeur et ma copine alsacienne samedi entre midi et demi et dix-sept heures, heure du gâteau de mariage.

Tout en sachant que ma soeur est aussi flexible qu'une planche de chêne massif et qu'elle n'a pas forcément une super opinion de ma copine, et que la copine en question, je ne l'ai pas revue depuis une superbe engueulade deux ans auparavant, la journée risque d'être amusante.

En plus, mon CholiPapillon souffre d'une légère agoraphobie, que moi au moins je connais quatre personnes mais lui n'en connait aucune, qu'on a passé une semaine de meyrde à écouter tous nos parents faire des compétitions de mort imminentes...

 

Je m'en réjouis d'avance.

 

Et puis je pense à la façon dont j'ai été accueillie la première fois par la Pétass' et Missy.

Et puis une rumeur dit que j'y rencontrerai L'Impératrice, alors à dieu va...

 

Finalement, on fait la valise, on colle le Gigot à Maman Kiwi et on prend le train.

 

Et là je suis en mesure de comparer un mariage citadin et un mariage campagnard.

Déjà, c'est quoi cette parigaude qui se marie à Paris ? Nan mais franchement ! Moi tous les parigauds de ma connaissance viennent se marier ici. Ou en Pologne, mais c'est un cas spécial. Et ça reste la cambrousse.

 

Bref.

 

En cambrousse : 

 

On loue une voiture de m'as-tu-vu pour aller à la tête d'un cortège de cinquantes voitures à travers toute la campagne entre la maison des mariés, la mairie, le coin des photos neu-neu et le lieu de la réception, souvent éloignés de plusieurs dizaines de kilomètres.

 

On investit une salle des fêtes, qu'on décore avec des fleurs en papier crépon et des ballons de baudruche. On loue un gars qui va passer des standards des années quatre-vingt et quelques tubes de l'été 2010. On commande un menu pompeux gastronomique à base de paté, de champi, de raisin fermenté, de venaison et de pièce montée à la nougatine (si jamais tu veux te la jouer un peu originale, disons un apéro à base de spécialités asiatiques, une déco champêtre, une bande son plus raccord avec nos goûts et un gâteau type américain plein de crème, on se fait lyncher et pisser dessus).

On invite les huit cents quatre vingt personnes de la famille, à cinquante euros le repas, on se prend des réflexions comme quoi un mariage à l'église c'est quand même plus tradition, qu'on a oublié d'invité le petit fils de la grand tante du troisième mari de la cousine par alliance de l'oncle Machin et qu'en plus les invitations était un peu puériles, hein.

 

Après on boit.

 

Après on évite de croiser le regard de sa belle mère quand on raconte des conneries grivoises.

 

Après on paye le traiteur qui nous coure après depuis trois heures parce qu'il refuse d'accepter que malgré le contrat passé, on vienne le payer le lendemain une fois que la fête est finie.

 

Après on en a marre et on a mal aux pieds, et des gens veulent abolument que tu boivent du champagne alors que tu as horreur de ça mais que tu as été obligée d'en acheter huit tonnes parce que c'est la tradition.

 

Après tu as l'impression d'avoir le corps rempli de petites bulles qui piquent et tu veux mourir.

 

Après on te réclame réclame le bisou des mariés alors qu'ils viennent juste de manger du fromage qui pue.

 

Après on réclame un toast alors que tu es juste capable de dire "biteuh".

 

Après tu tombe dans le coma, tu te réveille le dimanche à onze heures, le proprio de la salle tambourine à la porte parce qu'on devait rendre les clefs de la salle propre et rangée une heure plus tôt. Les mariés sont tout seuls, tous les invités sont partis faire le tourin chez la belle-mère et ils ont oublié de les réveiller.

 

Finalement, avec une majoration de la location de deux cents euros et la retenue de la caution de cinq cents euros, suivie de trois heures de ménage en tenue de mariage, les mariés s'effondrent dans leur dodo pour un sommeil de trente six heures.

 

La nuit de noces, c'est un mythe.

 

 

 

A Paris : 

 

On a marché jusqu'à la mairie du quartier. En talons. Même pas mal \o/

 

On a fait les photos dans le hall impressionnant de ladite mairie.

 047.JPG

On a investit l'appartement des mariés décorés de rideaux colorés et de petits bibelots thématiques. Tout le monde était content. Il y'avait plein de gâteaux différents avec plein de crème, et des plats dans des grands chauffe-plats de communauté où tout le monde se sert ce qu'il veut. Et c'était pas un crotouilla de chèvre minuscule noyé dans son émulsion de miel à la racine de pougnette rocalette avec un trublion champêtre glacé et ses légumes croquants à vingt cinq euros le gramme.

 

Après on a bu.

 

Après la famille était partie pioncer depuis belle lurette alors les plaisanteries grivoises...

 

Après l'unique serveur s'est éclipsé sans un bruit après un service super classe.

 

Après on nous a proposé autre chose que du champagne parce que tout avait été descendu au cours du repas.

 

Après je me suis sentie prise d'une douce ivresse de vin blanc.

 

Après on a réclamé sûrement réclamé le bisou des mariés alors qu'ils venaient juste de manger du fromage qui pue mais je ne m'en souviens plus.

 

Après on a sûrement réclamé un toast alors que les mariés étaient juste capables de dire "biteuh" mais ça aussi, j'ai occulté.

 

Après on s'est senti super fatigués, il était sûrement quatre heures du mat', on a fait des bisous à tout le monde et on est partis se coucher. A 23h30.

 

Après, sûrement que les mariés ont du nettoyer leur appart mais bon, c'est un studio minuscule, alors ça va.

 

 

Bref : 

 

Je crois que je vais devenir parigaude avant 2015.

 

 

Repost 0
15 mars 2012 4 15 /03 /mars /2012 09:00

Donc l'infirmière finit par faire les clichés demandés, pied et face. Elle les donne à maman et la ballade encore un petit quart d'heure jusqu'à la salle d'attente du médecin.

Ai-je précisé que le choc de ma maman contre l'objet contondant qu'est le mur/escalier/mammouth a laissé des traces visibles ?

C'est important pour la suite.

 

Le médecin arrive et prend l'enveloppe contenant les clichés. Il sort la radio du pied et la regarde avec beaucoup de concentration. 

Docteur : Hum-hum.

Concentration extrême.

Docteur : Ah oui.

Il se concentre tellement qu'on dirait qu'il va se transformer en quelque chose.

Docteur : Et vous avez mal où ?

Maman lui montre son visage en papier mâché sous la pluie.

Docteur : Ha... euh...

Il regarde la radio du pied avec encore plus d'intérêt.

Docteur : Euh...

CholiPapillon : Il y'a plusieurs radios dans l'enveloppe.

Docteur : Ah oui, bien sûr, je le savais hum-hum, c'était pour voir si vous suiviez....

Il prend la radio de la face, l'étudie, ne voit rien, balance au hasard que les sinus sont peut-être touchés et demande à maman de revenir en fin d'après-midi.

Sûrement le temps qu'il passe son diplôme.

 

 

A six heures, on est donc de retour à l'hôpital.

C'est avec une joie sans limite qu'on nous fait à nouveau passer d'une salle d'attente à l'autre, à l'autre, à l'autre avant de nous planter dans un couloir. Le médecin, qu'on suivait jusqu'à présent, nous a marmonné un truc avant de disparaître.

Enfin, maman est appelée pour un scanner.

Le médecin l'étudie avec force constipation en ses traits altiers.

Docteur : C'est bien ce que je pensais, les sinus sont touchés, infection, mort, on vous envoie vous ouvrir le crâne à Burdigala.

Maman : Mais... maintenant ? Je peux même pas rentrer chez moi avant ?

Docteur (après un regard douloureux d'homme de science incompris) : Bon D'ACCORD, allez voir mon confrère Poire mercredi, il décidera si vous allez mourir tout de suite ou non, c'est BON, hein, pas la peine de vous ENERVER. Rhaaalala, ces patients.

 

Sur ce, nous rentrons à la maison.

 

 

Demain, nous verrons la rencontre avec le docteur Poire.

 

 

 

 

Bises.

 

 

 

 

Repost 0
13 mars 2012 2 13 /03 /mars /2012 09:00

Dimanche, le Gigot a été vampirisé par des moustiques.

Bien.

Dimanche après midi, les paupières de son oeil gauche étaient gonflées comme s'il s'était pris un coup.

Bien.

Lundi matin, malgré le doliprane et la pomade, il avait l'oeil fermé et l'une des piqures de son poignet avait aussi gonflé. Le secrétariat du pédiatre ne répondait pas, donc appelé mon ancienne collègue à l'hôpital qui s'est arrangée pour que je puisse venir en consultation immédiatment.

(même qu'une voiture stupide était garée stupidement en travers du parking des consultations, bloquant l'entrée. Youpi)

Diagnostic : allergie aux piqures de moustique.

Bien-bien-bien.

 

Pour éviter qu'il se refasse piquer, on a fait un saut au Carrouf pour acheter des plaquettes anti-moustique.

 

Sauf que.

 

C'est pas la saison.

 

Pas de plaquettes, pas de spray, pas de diffuseur. Pas de citronelle. Par contre, foison de bougies anti-odeur et anti-tabac, pléïade de Fébreze senteur de paradis dans le vestiaire qui pue et de lavande anti-poux

Mais NULLE PART de quoi empêcher mon fils de se faire bouffer, même pas une moustiquaire.

 

C'est pas la saison.

 

Question :

 

Pourquoi on trouve des cartables et des pub pour la rentrée des classes en avril ?

Des décorations d'Halloween en septembre ?

Des pères noël en octobre ?

Des oeufs de Pâques en février ?

Les catalogues de vêtements proposent les bottes et les manteaux en été et les maillots de bains en hiver.

 

Cette année, toute ma ville a descendu les décorations de Noël dès le 26 décembre pour les remplacer par le linge de maison célébrant le Blanc, thème du printemps.

 

Par contre, alors que les températures sont plus douces que jamais, personne n'a eu encore l'idée de remettre en rayon des anti-moustique ?

 

 

Avantage de l'éléphantiasis du Gigot : Les gens n'ont jamais été aussi gentils. On m'a même cédé la place à la pharmacie.

 

 

 

Bises de maman flippée.

 

 

Repost 0

C'est Quoi Ce Blog ?

  • : Journal d'une fée moderne
  • Journal d'une fée moderne
  • : J'aimerais bien être théoricienne du complot, le problème c'est que je m'en fous. Alors à la place je bavarde.
  • Contact

Tu Cherches Quelque Chose ?